Psychothérapie féministe: une approche politisée du soin

En tant que psychopraticienne féministe située, je ne crois pas que le mal-être soit un problème individuel à "réparer", mais plutôt une réponse légitime à un monde qui impose notamment des normes genrées, des injonctions contradictoires, et des violences systémiques.

Une thérapie féministe est donc dite située, car qu’elle reconnaît l'impact des oppressions systémiques (sexisme, racisme, LGBTQIAphobie, validisme, etc.) sur la santé mentale et refuse de les reproduire dans l'espace thérapeutique.

Qu’est ce qu’une thérapie féministe ?

Une thérapie féministe est une approche thérapeutique qui reconnaît que les difficultés psychologiques ne surviennent pas dans le vide, mais sont influencées par des structures sociales, politiques et culturelles inégalitaires (sexisme, patriarcat, racisme, LGBTQIAphobie, validisme, classisme, etc.).

Une thérapie féministe fait différemment.

  • Elles s'inscrivent dans un contexte social, politique, et culturel où les femmes et les personnes minorisées de genre font face à des inégalités structurelles.

  • Elle refuse de pathologiser les réactions légitimes.

  • L’épuisement face à la charge mentale n'est pas un "trouble d'adaptation".

  • La colère face au sexisme n'est pas un "problème de gestion des émotions". Ce sont des réponses saines à un environnement toxique.

  • Elle vise à redonner du pouvoir.

  • Plutôt que de s’adapter aux normes oppressantes, la thérapie féministe vise à identifier ces normes, à comprendre leur impact, et à choisir ce quoi en faire.

Concrètement, c'est un espace pour enfin respirer. 

Mon positionnement

Je ne suis pas neutre. Et je l'assume.

Contrairement à l'idée reçue que le·la psy doit être "neutre", je pense au contraire qu'ignorer les oppressions systémiques, c'est déjà prendre position : celle du statu quo.

Dans mon cabinet, je me positionne clairement :

  • Le sexisme existe et il impacte la santé mentale

  • La colère face aux injustices est légitime et saine

  • Poser des limites n'est pas de l'égoïsme mais du respect de soi

  • Chaque personne est l'experte de sa propre vie.

Mon approche thérapeutique

Je m'appuie sur l'Approche Centrée sur la Personne de Carl Rogers dont les trois piliers fondateurs sont:

  • l’écoute empathique,

  • le non-jugement,

  • la considération positive inconditionnelle.

Et j'y ajoute une conscience politique et sociale.

Concrètement, cela signifie que :

  • Pas de jugement sur les choix de vie, les émotions, les réactions

  • La parole est centrale: je n’ impose pas d'interprétations psychanalytiques sur votre "désir inconscient" d'être dominée

  • Les oppressions sont nommées: si vous subissez du sexisme au travail, je le nomme comme tel, je ne vous dis pas que "c'est votre perception"

  • Je reconnais mes propres biais: je suis blanche, cisgenre, valide. J'ai des privilèges et des angles morts. Je m'engage à les travailler en continu.

Mes engagements éthiques

  • Je suis engagée dans une démarche de supervision régulière. Cela signifie que je bénéficie moi-même d'un espace d'échange avec un·e superviseur·e expérimenté·e pour réfléchir à ma pratique, analyser les situations complexes, et identifier mes éventuels angles morts ou contre-transferts.

  • Je suis membre active de l'association Les Alliées, réseau de thérapeutes féministes et inclusif·ves en France. Cet engagement me permet d'échanger avec d'autres praticien·nes, de continuer à me former, et de rester vigilante sur ma pratique.

  • J'ai également suivi un Diplôme Universitaire sur les Pratiques du genre, qui m'a permis d'approfondir ma compréhension des questions de genre, des transidentités, et des normes sociales qui pèsent sur nous tou·tes.

Les modalités

  • Cabinet : Paris 10ème

  • Visio : Partout en France

  • Tarif : 70€

  • Disponibilités & rdv: ICI